New York du bout des doigts

Aéroport Charles de Gaulle, 18 novembre 2016, je veux graver ce moment.

Comme une histoire sans bout qui dure depuis tellement d’années. Au croisement de ma vie où tout est flou, j’ai besoin de continuer à façonner mes rêves, mes envies, mon futur. Perdre la tête et se dire que tout est possible. New York c’est la ville qui te met le coup au cul qu’il te faut pour oser franchir des étapes de la vie et j’ai bien besoin de cette touche de frénésie en ce moment. Ce voyage tombe à pic, comme s’il avait attendu le moment propice, le moment parfait ! Je me sens comme une gosse de huit ans la veille d’une grande fête, j’attends l’embarquement, je ne tiens plus en place même si je donne l’impression du contraire. Mes orteils dansent dans mes vans, ils sentent le béton New Yorkais. J’ai un sourire niais sur le visage que j’arrive plus à décrocher. Ça y est je pars en direction des États-Unis, mais ce n’est pas tout. Nous ferons une escale-reportage en Islande le temps de 4 jours pour découvrir le stopover d’Icelandair. Puis, nous volerons en direction de New York.

New York je te touche enfin du bout des doigts.

Il y a eu ces dés lancés l’année dernière. Un objectif. Une promesse que Ben m’a faite :
– Je t’emmène à New York, si tu es major de promo.

Cette phrase, inconsciemment est devenu un leitmotiv et un mirage de bonheur pour les moments les plus dures. Juin 2016, j’ai les chocottes et une voix branlante, je joue cinq années de ma vie un peu comme on  jouerait à la courte paille. Les heures passent et cette foutue annonce des résultats. Je n’imagine même pas être major de ma promo, j’espère juste avoir ce fichu diplôme en fait. Plongée dans un moment sourd et coupée des autres, j’entends les sirènes de New York, le signe d’un combat qu’on se promet de ne pas perdre. Mes oreilles sont presque bouchées, j’entends raisonner mon nom et les larmes se mettent à couler instantanément. Ben qui me saute dessus et me répète sa promesse. Je ne suis pas même sûre de comprendre.

New York, une première fois pour moi, une première pour toi. La notre en soit. New York, tentaculaire oui, pourtant je sens que nous serons dans notre bulle à nous, comme seuls au monde, toi et moi puis, le reste du monde. Je t’imagine sortir par cet escalier de secours pour aller me chercher des Froot Loops. Je nous imagine nous perdre en vélo dans les coins les plus reculés de Brooklyn. Je te vois grimacer quand je te réveillerai très (trop) tôt pour aller observer le lever du soleil sur Brooklyn Bridge. Je nous imagine sous une pluie effrénée à Central Park en train de se dire qu’on n’a pas de chance comme d’habitude. Je m’imagine t’interdire de manger trop de burgers et comme à ton habitude tu franchiras ces limites. J’imagine ton sourire quand tu verras le mien se dessiner devant l’illumination du sapin du Rockfeller. Je nous imagine bien, oui toi et moi sereins et heureux.

Je me revois cafardeuse à regarder les autres partir à New York. Je revois mes parents me dire que j’irai là bas à 30 ans et que ce n’est pas si grave. Je me revois dans mon lit, yeux braqués au plafond à espérer. Les années ont passé mais mon tour est enfin arrivé. Croyez en vos rêves, les plus petits, les plus fous, les plus étranges ou même s’ils paraissent semblables à ceux des autres.
L’important c’est d’y croire, jusqu’au bout ! 

New York je te touche enfin du bout des doigts.

New York du bout des doigtsNew York du bout des doigtsNew York du bout des doigts

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Dans la valise j’embarque deux (chouettes) guides de NYC ; le premier Geo Guide, le deuxième c’est le Guide out of the box, co-écrit par Jeanne.
Basses températures oblige, j’embarque une panoplie de pulls cosy dont mon tout dernier qui vient de chez Urban outffiters (celui sur la photo), mon sac à dos Fjallraven, mes bonnets chouchous, mon trépied Manfrotto, mon canon 6D & ma GoPro HERO4 black.   

 


 

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