Nous prenons la direction des Hautes-Laurentides au Québec à la découverte d’un secret bien gardé et au nom dépaysant : le parc régional Kiamika (qui signifie « rives abruptes ou rocher escarpé » en algonquin). Récit d’un weekend de déconnexion au plus près de la nature à deux pas de Montréal.

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Kiamika, une Ôde à la nature !

Il nous aura fallu longer la 15 puis la 117 sur un peu plus de 200km pour rejoindre ce réservoir préservé des Hautes-Laurentides. Depuis 2013 le parc régional Kiamika, étendu sur près de 184km carré (dont 60km carré d’eau), propose aux voyageurs et amateurs de plein-air de louer son emplacement sur l’une des quarante île du réservoir. Moins populaire que les parcs nationaux du Québec, c’est pourtant la bonne occasion de se dégourdir les jambes sans se retrouver embouteillé avec d’autres touristes afin de s’adonner au canot-camping.


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Dans un but de préserver ce petit coin de paradis, le parc régional (et la Société de développement du réservoir) a été créé afin de promouvoir et mettre en valeur un territoire qui autrefois été le fief des chasseurs et pêcheurs du coin. Kiamika fait d’ailleurs parti de la MRC d’Antoine-Labelle. Au même rang que le parc régional Montagne du Diable & le parc régional Poisson Blanc.

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Le parc régional Kiamika engagé dans l’éco-responsabilité

Bien moins cher qu’un parc national (en basse-saison le camping y est même gratuit), le parc régional Kiamika propose toute une myriade d’activités nautiques. Du séjour en canot-camping, à la session SUP, mais aussi kayak, rabaska ou simplement pour pêcher (on y tâte le brochet ou la ouananiche). L’île de la Perdrix Blanche est la plus grande des îles. C’est aussi celle qui propose l’unique sentier de randonnée au cœur d’une forêt ancienne. Des arbres de plus de 175 ans y reposent. Quant à l’île blanche — sur laquelle nous avons dormi — c’est la plus intime et plus petite des îles. Deux espaces de camping sauvage (seulement) y sont proposés. De quoi se sentir comme un Robinson Crusoe échoué sur une plage déserte. Le parc compte d’ailleurs toute une ribambelle de plages sablonneuses.

Les parcours de canot-camping sont plus au moins grands (de 3 à 22km). Aventures Kiamika au nord du parc, vous propose de découvrir toutes les beautés de l’archipel dans une démarche éco-responsable avec un panel d’activités qui respectent notamment la faune et flore environnante. Compost végétal, panneaux solaires, récupération d’eau de pluie. Autant d’actions mises en place dans un soucis de durabilité et de protection de l’environnement. Pour les moins aventuriers, des tipis et chalets sont mis également à disposition. On vous recommande tout de même de tester le canot-camping. Le site s’y prête vraiment rien et il n’y a rien de mieux pour profiter pleinement de la quiétude du parc.

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“Camper sur mon île”

L’île blanche et ses quelques 50 mètres carré

Robinsonnade subst. fém. “Théorie selon laquelle il est possible de vivre dans l’isolement, à la manière de Robinson ; récit d’aventures dans la nature à la manière de celles de Robinson”.

Toute la dimension de robinsonnades prend son sens lorsqu’avec notre canot bleu nuit on amarre sur la plage de l’île blanche. Notre logis du soir. Effectivement, difficile de faire plus sauvage, plus nature, plus simple. L’île créée d’amas de roches rougeâtres est le fief d’une nature exubérante. Mais aussi le berceau d’une expérience inusitée sans pareille. Sous les éclats tapant d’un soleil d’été, on établit alors notre campement. Quelques minutes suffisent ; la tente montée je me hâte à prendre ma planche de SUP. Mes pieds recouverts de sable doux me rappelant les plages des Caraïbes, tâtonnent l’eau fraîche du réservoir. Le temps est si magnifique, qu’on en oublie ses quelques degrés. Hop, à l’eau !


Puis s’en vient la nuit. L’heure où les poissons du coin sortent alors se nourrir. Toujours avec notre canot, on se dirige vers la baie Blueberry. Les troncs de bois y stagnent. Les eaux peu profondes font de ce coin le terrain de jeu favoris du brochet. Malheureusement, la nuit tombée trop vite, les flots et vent puissants ce soir-là, auront raison de nous. Presque dans une nuit totale, nous repartirons alors bredouilles sur nos pas pour regagner les rives de notre île. Pourtant dans la pénombre, on contemple les vagues et les autres iles se dessiner en ombre chinoise. Hypnotique, le spectacle, bien qu’obscur et hâbleur, n’en reste pas moins poétique.

Il est enfin temps de faire cuire les saucisses et chamallows (mets traditionnels de tous bon campeur). Puis vint l’heure du coucher où seul l’écho des rires des voyageurs de l’île voisine résonne le soir venu. Si ce n’est celui des 70 espèces d’oiseaux qui nichent par-ici. Au petit matin, très tôt, j’entrouvre le rideau de tente pour observer l’immensité du réservoir. Je m’étais donné l’objectif de pagayer sans broncher pour traverser cet immense territoire. Impossible en un (trop petit) weekend d’explorer ses moindres méandres.


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le parc régional Kiamika à la tombée de la nuit

Pour terminer, il ne me reste plus qu’à vous recommander de visiter le parc régional Kiamika. En été mais aussi en hiver. Les Laurentides sont une région très nature accolée à Montréal, facile d’accès et dépaysante à souhait. Ne vous en privez pas !

Le forfait canot-camping démarre à 40$
Les animaux y sont acceptés
Plus d’informations sur le parc régional Kiamika






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