Le cœur et l’esprit ailleurs, nous sommes revenus amoureux des terres brutes de l’Islande. Tout un voyage en soi. Et on vous raconte ici pourquoi !

 

L’Islande est un véritable un coup de coeur pour tous voyageurs en quête de grands espaces. Un coup de grâce pour ceux qui aiment les pays nordiques balayés de vents glacials, les routes interminables, les virages serrés, les grandes densités vierges et brutes. Une tasse de chocolat chaud à la main, je relis mes notes de voyage pour essayer de vous les partager. Raturer, recommencer, relire, garder pour soi quelques moments uniques et privilégiés. Ce n’est pas toujours évident ; ce tiraillement que de vouloir tout partager sur son blog voyage mais de garder certains fragments encore intimes. Voyager en Islande c’est comme se retrouver bloqué dans une enveloppe spatio-temporelle dans laquelle je ne suis pas sûre qu’on en sorte un jour. Pour les conseils purement pratiques je vous renvoie sur notre article stopover ; ici ce ne sera que de l’émotion, des pensées brutes. 

 

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C’est assez drôle ces images qui se dessinent. Avant de partir en regardant les photos instagram, en lisant quelques blogs, je m’imaginais l’Islande comme une terre sombre, mystérieuse, presque hostile. Paysages dramatiques et accidentés ; une terre désolée. Je me suis forgée une image de cette île, aux confins du Groenland, venteuse, grise, noire, jusqu’à ce que je puisse à mon tour, voyager en Islande. Blanchi par la neige, doré par les rayons du soleil, les reflets de glace dansaient d’un bleu pastel à des violets puissants, le soleil prêt à mourir dans l’océan Atlantique, ces derniers rayons sur les collines. Ocre, marron, un vrai bal coloré, loin bien loin de ces images monotones. L’atmosphère colorimétrique si vive n’a rien enlevé à l’aura mystérieuse de l’île. Bien au contraire. Et même dans les ténèbres les plus profondes et obscures, l’Islande a brillé. Les étoiles brillaient oui comme jamais et ces toiles vertes se mirent à danser.

 

 

 

 

 

 

Paysages dramatiques et accidentés ;

une terre désolée

 

 

 

 

 

 

 

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Je ne comprends pas pourquoi on essaye de peindre l’Islande comme une île monochromatique et sombre. Le mystère s’apparente t-il vraiment à des simples nappes nuageuses ou à ce nombre incalculable de photo instagram sombres et tristes ? Certaines photos sont volontairement assombries, comme s’il fallait faire vivre ce mythe encore et toujours. Je ne rentrerai pas dans ce petit jeu, je ne veux pas tricher. L’Islande que j’ai découverte à cheval entre les soleils éternels et les longues nuits d’hiver brillait de mille feux. Le moindre rayon semblait ne plus vouloir s’échapper sous l’horizon. Peut-être pour profiter jusqu’au bout du bout de ces journées éphémères et bien trop courtes.

 

 

 

 

Quelques notes de voyage 

 

 

 

 

Le froid, le vent, les levés à 5h, mes yeux n’en peuvent plus et n’attendent qu’une chose se fermer délicatement. Ce pressentiment de regret qui me pend aux lèvres, je m’efforce encore et encore, le nez collé sur cette vitre bien trop fraîche à garder les paupières aux aguets. Les nuages emportent les dernières rayons du soleil loin derrière cette ligne de flottaison, la nuit tombe et je pourrai fermer enfin ces petits yeux embués. Mais ni la raison, ni l’envie ne peuvent l’emporter quand tu veux profiter des moindres miettes de ce voyage en Islande

 

 

 

 

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À des mètres de là, je sentais la puissance de l’eau glacée se fracasser sur la roche. Les gens prenaient la même pose, inlassablement. On en a bien ri, un moment. Le sol était gelé et je n’étais clairement pas assez équipée. Je suis restée plantée là, sans franchir ces quelques derniers mètres, le paysage était bien assez beau, bien assez vrai. Tous les regards tournés vers cette cascade impressionnante que les gens en oubliaient de regarder tout autour d’eux. J’aime chercher la moindre faille, trouver ces coins de décor que les autres ne regardent pas. Au loin des moutons se sont précipités, ils ne voulaient sûrement pas être pris d’assaut par ces cars bondés. Le plupart étaient blancs, mais avec le contre-jour je ne pourrais l’affirmer. Je les ai vu, au loin, j’ai souri, cela m’a suffit. Ils couraient couraient en fil indienne comme des gamins qui venaient de faire une bêtise et qui se faisaient le plus petit possible pour ne pas être vu.

 

 

visiter l'islande, cercle d'or, Skogafoss

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voyager en islande, blog voyageLa cascade de Skógafoss dans le sud de l’Islande, sa puissance et sa force. Et l’envie profonde de revenir ici quand l’eau sera figée l’hiver prochain.

 

 

Seuls nos pas raisonnaient et craquaient sur ce sable noir. Nos respirations se faisaient de plus en plus fortes, il faisait beau mais ce foutu froid était terrible. Emmitouflée dans mon écharpe, par moment je n’arrivais plus à respirer. Je continuais la marche, mon but était quelque part là-bas. Cap nord-ouest. On s’amusait à compter nos pas entre chaque borne jaune quand j’essayais d’enjamber et de combler mon retard. Je ne fais que du 40, mes pas qui venaient se noyer dans les tiens. Pressée mais je ne pouvais m’empêcher de me retourner observer ces reflets rosés. L’Islande c’est inlassablement ça : avancer tout en étant retenu. Les contours de la carcasse se dessinèrent enfin, je l’imaginais bien plus grande. Ce sentiment d’explorateur qui me prend aux tripes, je me suis sentie comme un navigateur échoué, un Christophe Colomb des temps modernes habillé en North Face. Mon corps qui se noue, je sens mes dernières forces qui m’abandonnent. Il y avait déjà un photographe et un autre homme bizarre. Nous attendions sagement notre tour, priant que personne ne déboule, reprenant nos esprits et notre souffle et attendant le soleil s’engouffrer dans la fenêtre du cockpit. L’épave n’était plus que pour nous, enfin. On s’est amusé comme des enfants à tourner autour. On courait, on faisait les fous. Et puis, dans ce silence absolu on s’est posé à l’intérieur des débris. Cette réflexion qu’on ne peut ignorer. Comment s’amusez autant d’une épave ? Le chemin menant à l’épave du DC3 était ouvert autrefois, le propriétaire las de ces visiteurs irrespectueux l’a finalement fermé. La nature est une vraie poésie que bien des gens ne comprennent pas. Nous croiserons au retour ces gens avec l’unique but d’arborer fièrement une visite de plus. Quand nous sommes arrivés, nous n’étions que la 2e voiture, au retour, elle se perdait au beau milieu de 40 autres mécaniques. 

 

 

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Vík et

sa plage de sable noir

 

 

 

 

Ils étaient là, à quelques dizaines de mètres de moi, agglutinés devant ces orgues de basalte, à attendre promptement leur tour sans même regarder autour d’eux. Pauvres fous, cet océan est là et vous ne le voyez pas ? Comme un secret mal gardé, il s’offrait à nous sans personne pour l’apprécier. Cette idée ne m’a jamais lâchée de ces trois jours : voyager en Islande sans vraiment capter l’essence de l’île ? Ils regardent tous dans la même direction, avec ces fichu œillères qu’ils ne sont pas prêts à laisser tomber, pas encore. Et ce sable noir qui, sans le contact de l’eau est gris, craquelle au moindre de nos pas délicats. La plage est presque pour nous et le bruit des vagues qui me rappelle que nous ne sommes finalement pas grand chose. 

 

 

 

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“Vagabonder à la surface des océans

est souvent source de sérénité et,

parfois, permet de tutoyer ses rêves”
(Nicolas Hulot)

 

 

 

 

 

 

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voyager en islande en hiver, Vik, blog voyagevoyager en islande, Vik, blog voyagevoyager en islande, Vik, blog voyagevoyager en islande, Vik, blog voyageVoyager en Islande c’est voir quelques spots incontournables, même si touristiques. Les orgues de basalte de Reynisfjara, sa plage de sable noire, Dyrhólaey Arch, tout près de la ville de Vík.

 

 

Voyager en Islande, une envie cyclique

Je n’aurais jamais les bons mots, ces mots justes pour décrire l’Islande. Viscérale ? Le mot est bien trop faible.
Vous savez pourquoi je suis tombée amoureuse de l’Islande ? Je ne me suis jamais sentie aussi petite, aussi invisible, noyée dans une masse alors même que j’étais (presque) seule, un sentiment immuable de solitude. Ceci n’est qu’un prélude, une longue introduction, prémices d’une longue attente avant de retrouver ce bout de terre naufragé. Explorer les fjords de l’ouest, le sud, s’aventurer dans le ventre de l’île, rouler encore, encore et encore. Voyager en Islande, tant de promesses déjà tenues, mais le temps fut trop court, j’en veux bien plus ! 

 

 

 

 

 

 

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