L’Abitibi-Témiscamingue c’est cette région au nom mystérieuse qui se trouve dans le nord-ouest du Québec et que peu de gens savent situer sur une carte. Ancien fief de l’activité minière du Québec (une faille profonde de 90m s’y trouve), c’est aujourd’hui vaste territoire de 65 000km° qui plaira aux voyageurs souhaitant sortir des sentiers battus. Voici nos 5 coups de cœur pour découvrir le meilleur de l’Abitibi-Témiscamingue. 

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voyager au Québec hors des sentiers battus en Abitibi

Nous quittons l’Outaouais et filons sur cette nouvelle route touristique : la Route des Explorateurs à la découverte du plus beau du Québec de l’ouest. Nous passons la frontière invisible qui donne sur l’Abitibi-Témiscamingue, en Algonquin qui signifie « là où les eaux se séparent ». À l’image de la Belle-Province, on retrouve ici les fameuses grandes routes, les grands espaces, les forêts boréales mais c’est surtout ces paysages de champs, de mines, ces belotes de pailles et ces fermes qui m’ont rappelé tendrement mon nord natal. Je me suis alors éprise de cette région au caractère certain, aux habitants fiers de leur région mais aussi de leur histoire particulière et de « leur ruée vers l’or ». 


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L’Abitibi-Témiscamingue en 5 coups de cœur


1 — Le nouveau parc national d’Opémican 

Découvert au début de l’été pendant 3 jours, le dernier-né de la Sépaq a été un énorme coup de cœur. En plus d’être sauvage, grand et parfait pour tout ceux qui aiment les activités nautiques, le parc national d’Opémican est un spot parfait pour s’adonner au canot-camping. Le temps d’une nuit nous avions une micro-île (l’île aux fraises) pour nous tout seul. Il a fallu ramer sur plusieurs kilomètres pour rejoindre ce petit paradis. Mais l’effort en a bien valu le coup. 

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visiter le parc national Opémican


2 — Voir le Fort-Témiscamingue

Quelques miles après le parc national d’Opémican, le Fort-Témiscamingue se dresse le long du lac du même nom ; si grand, si puissant. Loin d’être un fort au premier sens du terme (c.a.d fort militaire), ce dernier était une base de commerce entre les français et les Algonquins avant de faire affaire avec la fameuse HBC (Baie d’Hudson Company). Les hommes venant depuis Montréal en rabaska* amenaient aux Amérindiens de la région des armes, des provisions, des couvertures etc en échange de fourrure. Le Fort-Témiscamingue devint alors aux siècles 17 et 18e un poste important pour la traite de la fourrure. Tout juste une poignée d’hommes vivaient ici à l’année, entretenant les lieux, dans un décor enchanteur mais terriblement hostile en hiver. 

* le mot Rabaska est un « francissimes » ; du terme amérindien Athapaskaw. Les Français pensant entendre rabaska, le terme est resté. 

visiter le fort de Témiscamingue
poste de traite fort Témiscamingue


3 — Rouyn-Noranda, une ville culturelle

De ses deux villes jumelées en 1986, Rouyn-Noranda est la plus grande ville d’Abitibi-Témiscamingue. Anciens berceaux de la vie minière, ces deux villes (Rouyn d’inspiration française, Noranda d’inspiration anglaise) n’est pas plus vieille de 95 ans. Aujourd’hui ville dynamique et culturelle par excellence (chaque année se tient le festival des musiques émergentes, le FME mais aussi le festival du cinéma international d’Abitibi-Témiscamingue), Rouyn-Noranda et ses petits airs de Bushwick offre de belles adresses food. La microbrasserie Trèfle Noire est une institution et juxtaposé à celui-ci, le Cachottier est une excellente table qu’on vous recommande vivement. 

visiter Rouyn-Noranda

Ne manquez pas de visiter le magasin général Dumulon, premier commerce ouvert en 1924 à Rouyn-Noranda par Joseph Dumulon et sa famille ; un homme visionnaire de l’époque, bien qu’arrivé un tantinet trop tôt (et mort d’une cirrhose le pauvre). Aujourd’hui cet artefact (à taille humaine) est un magnifique témoin de l’époque minière fastidieuse de la ville. Les histoires de ces  prospecteurs et mineurs qui ont tout quitté pour faire fortune dans cette région isolée est aussi fascinante que triste. Les conditions des mineurs étaient si rudes. C’est toutefois une réalité qu’on prend plaisir à découvrir au magasin Dumulon. 

Fun fact : à l’origine la partie anglophone devait s’appeler Norcanda (contraction de Northern Canada). L’imprimeur de l’époque, distrait oublia le C, et ainsi la ville se fit appelé officiellement Noranda. 

magasin général Dumulon 1924
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visiter Rouyn-Noranda Abitibi-Témiscamingue

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Nous avons dormir au Noranda Hotel & Spa, premier hôtel construit à Noranda. Les chambres sont bien, rien à redire. Seconde option que nous avons repéré : le Best Western Plus Hôtel Albert très design !

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4 — Canoter au parc national d’Aiguebelle

Second parc national de l’Abitibi-Témiscamingue, le parc d’Aiguebelle connue pour sa magnifique passerelle, l’est tout autant pour son partage des eaux. C’est ici, sur une ligne imaginaire (de même que pour le méridien de Greenwich par exemple) que les eaux de l’Abitibi se séparent. Le parc national d’Aiguebelle est assez grand et deux jours sont requis pour en profiter pleinement. Sur le lac La Haie d’un bleu noir profond, on canote entre falaises ocres et abruptes énigmatiques façonnées par d’anciens glaciers. Une géologie bien particulière de la région qu’on ne retrouve nul part ailleurs au Québec et qui fait toute la particularité du parc. Terres vieilles de 2,7 milliers d’années, c’est aussi un vaste terrain de jeux pour randonneurs. Différents sentiers plus ou moins longs sont proposés. Ne manquez pas l’escalier hélicoïdal et les Garde-Feu. Énorme coup de cœur pour le parc national d’Aiguebelle !

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5 — Le Refuge Pageau

Le Refuge Pageau situé à Amos depuis 1986, est comme son nom l’indique un abri pour animaux à l’initiative de Michel et sa femme Louise. Souvent blessés par causes humaines, ces pensionnaires en détresse jeunes ou plus âgés sont amenés au centre pour être soignés. Certains peuvent suivre une « rééducation » et être remis en liberté. Pour d’autres malheureusement, les blessures étant trop graves, ces derniers deviennent des pensionnaires permanents. Les animaux sont bichonnés par des passionnés. Nous avons pu rencontrer Alex le coyote, Chewbaca le porc-épic mascotte, Hilary une pygargue à tête blanche, Pollux & Stella deux harfangs des neiges ou encore Shrek un Hibou des marais.

Certaines histoires sont tristes (bien que réelles) comme pour les renards arctiques sur-exploités pour leur fourrure. Certains animaux sont arrivés orphelin car leurs mères furent abattues. Dadu l’ourson quant à lui souffre de cécité depuis son arrivée. Le refuge est d’ailleurs actuellement en train de fabriquer une aire spéciale pour l’accueillir sur le long terme. 

Organisme à but non-lucratif, visiter le Refuge Pageau c’est contribuer à l’entretien du refuge. Renseignez-vous aussi avant de « kidnapper » des bébés que vous pourraient trouver sur votre chemin. Appelez le refuge pour demander conseils avant de faire quoique ce soit. Certaines personnes (bien que ce soit fait dans un but tout à fait honorable) ramènent des bébés originaux par exemple trouvés seuls pensant qu’ils étaient abandonnés. Les originaux ont l’habitude de laisser leur petit seul pendant de longues périodes. Dans le doute, contactez le refuge avant de prendre des initiatives.

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Bonus 6 — Val D’or

Nous n’avons fait que l’effleurer, mais Val d’Or est une place (toujours) importante en Abitibi-Témiscamingue. Notamment si vous souhaitez en apprendre davantage sur l’histoire des prospecteurs. À Val d’Or il est d’ailleurs possible de visiter une mine

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J’espère que cet article attisera votre curiosité sur cette belle région qu’est l’Abitibi-Témiscamingue. Une promesse de découvrir un Québec hors des sentiers-battus où la nature règne en maître.



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